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TU TISSES

Ada compte sur ses doigts. Dans sa chambre les dessins du tapis se mettent à bouger, une renarde surgit et l’entraîne sur le seuil, l'attire dans le jardin, s'enfuit dans la forêt… Attends-moi !


À travers la harpe, la voix et un univers textile et visuel, ce récit musical explore le passage de l’enfance vers le monde. Comment apprivoiser ses peurs et se servir de ses mains pour tisser sa propre histoire.

{récit en chansons dès 3 ans

{un bout d'ficelle 

{seul-en-scène • durée 45 mn

{photos Cosma LTC

TU TISSES

Une immersion sonore et visuelle. Ce concert est une expérience, une invitation à chanter, à jouer, à bruiter. Accueilli dans l'univers textile de Julie Quer, le tout jeune spectateur est pleinement acteur d'une fantaisie sensorielle. On part à la découverte des sons, la corde en vibration, les cordes vocales, les mains frottées, tapées...

Les adultes en ont pour leur compte et apprennent au passage des chansons-jeux à rejouer plus tard, à la crèche ou à la maison.

{à pleine main 

{Petite enfance dès 6 mois

{seul-en-scène • durée 35 mn

{Tout public dès 10 ans

TU TISSES

{seul-en-scène • durée 80 mn

cœur-metronomeGriffin'
00:00 / 04:15

J'ai remonté le fil de l'histoire de la harpe et découvert son jumeau le métier à tisser... On trouve des choses étonnantes quand on fouille. Le métier à tisser programmable s'est transformé en machine analytique et c'est une femme, Ada Lovelace, qui invente le tout premier programme informatique de l'Histoire, on est encore au XIXe siècle.

Moi ça me donne des ailes.

Passe passe repasseGRIFFIN'
00:00 / 01:11

{ta chanson de geste 

DE TOUT CŒUR* JE TENTE DE FAIRE VIBRER UNE CORDE ET TOUTES SES HARMONIQUES JE CHERCHE LES POINTS D'ALLER RETOUR ENTRE ICI ET AUTRE PART QUE NOUS NE SAVONS PAS DE TOUT CŒUR JE PARTAGE CE QUE J'AI À DIRE À BRODER À CHANTER À COUDRE À MODELER À DONNER 

*a-galon

Noir bleu de nuit des chemins des temples sur le tapis

On tisse avec un os une laine

poussière sur le bout de la langue

Sur le tapis usé jusqu’à la corde le corps à cœur ouvert

autour la peau dessous la peau la moelle 

là où j’habite là où ça chante

Jouer la corde c’est le son de l’ange

Quelque chose se produit

Un paysage qui ne rappelle rien et pourtant un écho    

une voix mélopée

On joue on rejoue un sommeil de cent ans 

Ça n’existe pas disparaître

On s’imagine un mensonge qui porte au cœur 

à force ça emmure ça rend muet 

Quelqu’un brode encore dans la nuit l’escalier la fenêtre 

Quelqu’un qui n’oublie rien ou peut-être

un mouchoir dans la poche 

dans la gorge un galet de charbon

On brode les initiales et tout commence

on lie les lettres et c’est déjà trop tard 

De toutes tes forces tu veux écrire

plus profond vivre plus loin ne plus rien retenir

La corde à vide fait des vagues

c’est loin et tout près dans le cœur   

Elle chante une silhouette   

comme une odeur de main de cuisine et de jardin 

qui disait les choses à vivre

Dans les miroirs face à face je ne vois que des silences bègues

des débris de verre qu’on roule avec la langue          

lisse et tranchant le bout de la langue

On fraye les gravats les ossuaires 

on murmure les barbelés 

les ronces

Tapis rouille le sang des songes

Je me tais comme si de rien naissait tout ce qui s’éparpille disparaît 

le poids du corps qui tombe le poids de la corde qui tape le sol

et la poussière se lève

On chante pour se souvenir

quelque chose apparaît

une voix vivante qui reprise la lumière

Griffine

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Dans mes archives il y a 

ULYSSIA
RHAPSODIE ALLEMANDE

"Cristine Merienne propose avec Ulyssia un magnifique voyage, sensible, touchant et parfois drôle, au son d’une harpe dont les cordes résonnent comme celles de la phorminx d’un aède grec."

Adeline Grand-Clément 

historienne de la Grèce ancienne.

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À partir de la découverte de bandes enregistrées en Allemagne dans les années 60, et de l’expérience de l’aphasie, s’engage une traversée poétique bilingue, aux frontières de soi et de deux pays autrefois en guerre. Frontière que l’on frôle, qui se dévoile, semble infranchissable, qu’on traverse enfin pour se sentir entier.

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PODCAST ulyssia maquette
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ULYSSIA est un actuellement un seul en scène avec une harpe celtique et une voix. Un récit, des poèmes, des chansons en français, en allemand, un revox et une bande magnétique.

« Wer einmal sich selbst gefunden hat, kann nichts auf dieser Welt mehr verlieren.»

Celui qui s’est trouvé lui-même, ne peut plus rien perdre dans ce monde.

Stefan Zweig

ULYSSIA a fait l'objet d'une première création en 2016 avec le groupe JeanJeanne et le plasticien Julio Rölle (44 Flavours, Berlin). Une pièce manquait à ce puzzle, et c'est seulement en 2021 que je découvre deux autres bandes magnétiques, sur l'une la voix d'alto de ma grand-mère allemande chante Schubert, sur l'autre la voix pleine d'émotion contenue d'une femme anonyme nous offre un monologue sur les limitations du langage, la difficulté à dire, à se dire, et à parler de l'amour.

Une grâce bouleversante se dégage de cette voix qui nous parle depuis l'Allemagne le 28 décembre 1966.

​​Je… sur l’ambiguïté… et l’indicible… ce qui est vraiment essentiel… laisse moi essayer…de dire… ce qui m’inspire… et même en prenant le risque… que mes mots… soient incompréhensibles… pour toi… garde bien cet enregistrement… parce que peut-être… va savoir quand… on pourrait y trouver… quelque chose… qui prendrait de l’importance.

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